Graphothérapie

Les graphologues, les étudiants en graphologie, et toute personne s’intéressant à l’écriture, le savent : l’écriture est un acte complexe qui engage totalement le scripteur avec son histoire, son caractère et ce qu’il vit.

L'écriture maladroite

Dans le courant de l’apprentissage de l’écriture, l’enfant peut être confronté à diverses difficultés, qui vont d’une écriture maladroite, peu soignée, trop lente ou trop rapide, difficilement lisible, à un problème de dysgraphie.  Mais ces difficultés peuvent apparaître à toute période de la vie et concernent donc tant les enfants, que les adolescents ou les adultes.

La dysgraphie

Selon la définition d’Ajuriaguerra, est dysgraphique “tout enfant chez qui la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique n’explique cette déficience”.

Les causes de la dysgraphie sont nombreuses et interfèrent souvent : elles peuvent être liées à des difficultés de développement du langage, de l’organisation spatio-temporelle, de maturité affective et sociale ou encore à des troubles spécifiques, tels que la dyslexie, le déficit d’attention avec ou sans hyper-activité (TDA/H), la dyspraxie ou encore la douance. Il se peut aussi que le scripteur éprouve un réel dégoût ou blocage vis-à-vis de l’écriture.

Pour le scripteur, ces difficultés génèrent un malaise dans l’acte d’écrire suscitant en amont, des travaux inachevés, peu soignés, des cahiers mal tenus, des retards dans la scolarité.

L’enfant tout comme l'adulte développe des complexes vis-à-vis de son écriture et appréhende de s’en servir.  Dans le cas de l'enfant, cela risque de le démotiver et de compromettre la poursuite de sa scolarité, voire même de l’orienter vers un type d’enseignement qui ne correspond pas à ses capacités réelles.

C’est alors que le graphothérapeute ou rééducateur de l’écriture intervient 


En séances hebdomadaires d’environ 45 minutes, il utilise des techniques multiples, adaptées à l’âge et aux affinités de l’enfant ou de l'adulte, et liées aux difficultés spécifiques qu’il rencontre : relaxation et brain-gym, exercices de fine motricité, manipulations diverses liées à la perception sensitive, jeux d’adresse, de mémorisation auditive et visuelle, exercices de calligraphie, avec de multiples supports et outils scripturaux comme la craie, la peinture, les pastels, le crayon, la plume, …

Ce travail individuel et personnalisé permet à l’enfant, l’adolescent ou l’adulte, d’acquérir une écriture plus rapide, lisible et aisée, tout en respectant sa personnalité.  Il ne s’agit donc pas d’appliquer un remède miracle, mais d’apporter une aide adaptée et compétente à partir d’une observation attentive et bienveillante de l’écriture et de l’attitude de la personne. L’objectif final étant qu’elle (re-)découvre le plaisir d’écrire, que son écriture (re-)trouve aisance, lisibilité et efficacité.

Graphologie et Graphothérapie

Rééduquer l’écriture, c’est rendre à celle-ci sa mission première : la communication.

Ainsi la graphothérapie tout en étant une discipline bien différente de la graphologie, ne peut en aucun cas s’en détacher.  La graphologie est en effet le point de départ, le « terreau » du graphothérapeute.  Il l’utilise afin d’observer l’écriture, d’en comprendre non seulement le déroulement, mais aussi toute la personnalité qu’elle recèle.  La graphologie est donc une aide indispensable dans l’approche et la remédiation des difficultés graphiques que connaît le scripteur.

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Dernière mise à jour

27 mars 2017

agence web Bruxelles